Assurance-vie : le gouverneur de la Banque de France défend la limitation des retraits

Le gouverneur de la Banque de France défend la mesure de la loi Sapin II prévoyant la possibilité de limiter les retraits sur un contrat d’assurance-vie en cas de crise.

« L’objectif est de protéger l’épargne des Français et des assurés. (…) Il s’agit de corriger une anomalie et non pas évidemment de modifier les contrats d’assurance-vie », explique François Villeroy de Galhau dans un entretien au Bien Public publié mercredi.

La loi Sapin II, dont la deuxième lecture doit avoir lieu de mercredi à vendredi à l’Assemblée nationale, pourrait permettre au Haut conseil de stabilité financière de « suspendre, retarder ou limiter temporairement » toute opération de retrait d’un épargnant, en cas de risques menaçant la stabilité du système financier.
Renforcer la solidité financière des assureurs

En l’occurrence, il s’agirait d’éviter que l’assuré retire ses dépôts en cas de remontée soudaine des taux pour les réinvestir sur des placements mieux rémunérés. Or, si les taux remontent, les anciennes obligations voient leur valeur baisser et la compagnie d’assurance qui les détient pourrait avoir du mal à faire face à ses obligations en tentant de les revendre.

« Nous avons, depuis 2013, la capacité de prendre, si nécessaire, des mesures pour renforcer la solidité financière des banques. Et nous n’avons pas encore cette capacité pour les assureurs », fait valoir François Villeroy de Galhau.

Un amendement déposé la semaine passée propose toutefois de créer des exceptions à cette mesure restrictive dans certaines situations, comme un mariage, la perte d’un emploi ou l’acquisition d’une résidence principale.

(Source: cBanque)

Posted by | View Post | View Group

Le Brexit révèle le point faible des placements immobiliers, la liquidité

Après avoir fait trembler les marchés financiers à la fin de juin, l’onde de choc du « Brexit » touche désormais l’immobilier britannique. Depuis lundi 4 juillet pas moins de sept groupes financiers ont été contraints de geler leurs fonds immobiliers, face à l’afflux de demandes d’investisseurs apeurés souhaitant récupérer leurs placements.

A eux seuls ils représentent un encours de 18 milliards de livres, soit plus de 21 milliards d’euros. Et la liste pourrait s’allonger, car les investisseurs redoutent de voir les entreprises déserter les bureaux de Londres.

Ce mouvement de panique pourrait-il se propager en France ? A priori non, puisque si les entreprises britanniques déménagent, ce sera pour s’installer dans l’Union européenne et donc, notamment, en France.
Mais cet événement met en lumière la véritable faiblesse des placements immobiliers : leur liquidité. Et il n’est pas sans rappeler la crise des sociétés civiles de placement immobilier des années 1990 (les SCPI achètent des immeubles, des commerces, et redistribuent une partie des loyers à leurs porteurs de parts, sous la forme de dividendes).

A cette époque, la crise du marché du bureau à Paris (il y avait plus de 5 millions de mètres carrés de bureaux inoccupés) avait engendré une hausse du taux de vacance et une chute des loyers. Les SCPI s’étaient alors montrées incapables de rembourser les investisseurs, et ce, durant plusieurs années, le temps pour certaines de vendre une partie de leurs actifs et d’ajuster fortement à la baisse le prix de leurs parts.

Les fonds britanniques semblaient protégés de ce risque, puisqu’ils détenaient en moyenne plus de 10 % de cash. Mais devant un afflux de ventes, cette trésorerie se révèle insuffisante.

Continuer la lecture de « Le Brexit révèle le point faible des placements immobiliers, la liquidité »

Posted by | View Post | View Group

Les fonds qui se lancent sont obligés de s’intéresser aux High Yield

Un placement qui laisse espérer un gain de 4 % à 6 % par an, vous en rêvez ? Il suffit de laisser bloqué son investissement pendant cinq ans et le tour est joué. C’est en résumé, ce que peuvent penser les particuliers qui se sont laissés séduire par les « fonds à échéance », lancés pour la plupart en 2008, au moment où les marchés boursiers étaient à terre sous le coup de l’estocade des « subprimes ».

À l’époque, il était aisé pour ces gérants de fonds spécialisés d’acheter des obligations de grandes entreprises, relativement sûres. En 2011, avec la crise de la zone euro, une nouvelle opportunité s’est présentée et les spécialistes des fonds à échéance ont renouvelé l’opération, là encore avec succès.

Fort de cet historique flatteur, les gains cumulés sur cinq ans dépassent souvent 25 % (après les frais de gestion), et la tentation est grande pour les gestionnaires de réitérer la manœuvre.

D’ailleurs, de nombreuses sociétés de gestion en ont récemment lancé ou prévoient de le faire : Edmond de Rothschild Asset Management a lancé Millesima 2021 avec l’ambition de dégager une performance annualisée nette de frais de gestion supérieure à 3,8 % ou encore SwissLife qui vise du 4,15 % de rendement net par an avec son fonds SLF Opportunity High Yield 2021.

« Ça va marcher en collecte, les gens vont acheter la performance passée », anticipe Sébastien Barbe, directeur général et directeur des gestions de Schelcher Prince Gestion, qui prévient toutefois que, si le produit garde le même nom, « le risque qu’il porte n’est plus du tout le même ».
Continuer la lecture de « Les fonds qui se lancent sont obligés de s’intéresser aux High Yield »

Assurance-vie : les règles à connaître avant d’ouvrir un contrat

Avec plus de 1 600 milliards d’euros qui y fructifient, l’assurance-vie est, au moins en montant, le placement favori des Français, notamment de ceux qui disposent d’un patrimoine confortable. Elle séduit grâce à sa fiscalité incitative sur les revenus et sur les successions en cas de décès, mais aussi par son offre financière très large, en particulier son fonds en euros garanti qui recueille toujours la majeure partie des versements. Sous ses apparences assez banales, l’assurance-vie est cependant un produit complexe qu’il vaut mieux maîtriser.

Une assurance sans assurance

Contrairement à ce que son nom peut laisser croire, l’assurance-vie n’assure rien. C’est un produit d’épargne : vous récupérerez l’argent que vous y avez investi plus les intérêts financiers accumulés au fil du temps, s’ils sont au rendez-vous.

À ne pas confondre, donc, avec l’assurance-décès qui, elle, verse un capital important à vos proches en cas de décès prématuré, même si vous n’avez versé que des cotisations modiques. Mais attention si vous ne décédez pas prématurément – ce que l’on vous souhaite bien sûr – vos cotisations sont perdues.

Quelques contrats prévoient de majorer le montant de l’épargne en cas de décès, mais ils sont minoritaires et l’indemnité est toujours limitée.

Continuer la lecture de « Assurance-vie : les règles à connaître avant d’ouvrir un contrat »

L’épargne 2.0 avec les FinTech

Encore méconnues il y a un an, ces jeunes start-up de la finance développent des modèles alternatifs de placement optimisé à moindre coût, qui font bouger les lignes de la gestion de patrimoine traditionnelle.

A défaut d’être nombreuses (on les compte encore sur les doigts de la main), les FinTech qui ont choisi de concentrer leur savoir-faire sur l’optimisation des stratégies d’épargne des particuliers font déjà beaucoup de bruit dans le monde de l’intermédiation financière.

Il est vrai que ces jeunes pousses digitales savent entretenir le buzz pour faire valoir leur démarche.

Démocratisation du conseil

Dans une tribune récemment adressée au gouverneur de la Banque de France, Olivier Gentier, directeur d’Advize Group – l’un des premiers « robo advisors » (robots conseillers) à s’être imposés en France -, n’a pas hésité à présenter son offre comme la solution pour aider les Français à mieux épargner. « Grâce à notre technologie labellisée il y a quelques mois par le pôle Finance Innovation, nous sommes en mesure de proposer un service jusqu’alors réservé aux plus fortunés ou aux experts, une offre de conseil indépendante et de suivi personnalisé de niveau institutionnel synonyme pour chacun d’une gestion adaptée à ses objectifs », affirme-t-il à cette occasion.

Quelle réalité se cache derrière ce discours bien huilé ? « Il est trop tôt pour répondre car la seule question à se poser, c’est de savoir si les performances annoncées seront au rendez-vous, et les suivis et reportings à la hauteur des ambitions affichées », remarque Yves Conan, directeur général de LinXea, spécialiste de l’assurance-vie en ligne. Pour l’heure, quelques repères s’imposent pour mieux cerner ces nouveaux modes de gestion.

Continuer la lecture de « L’épargne 2.0 avec les FinTech »

Le fonds en euros de votre assurance-vie est-il en bonne santé?

Les rendements des fonds euros baissent et vont encore baisser dans les années à venir. Mais comment savoir si votre assureur dispose de ressources en stock pour limiter la casse ? Ou s’il a déjà épuisé toutes ses réserves ? La fameuse provision pour participation aux bénéfices, que les assureurs affirment doter significativement, est-elle le seul moyen de « stocker » du rendement ? Eléments de réponse.

« Renforcer nos réserves pour sécuriser l’avenir » ; « accompagner toute évolution future des taux d’intérêts », « préserver les rendements futurs dans un environnement de taux bas », etc. Le vocable diffère mais le propos reste le même : dans leurs communications de rendements 2015, les assureurs-vie mettent de plus en plus en avant la provision pour participation aux bénéfices (PPB), cette « réserve » qui leur permet de stocker une partie des bénéfices financiers et techniques. Cette PPB, les assureurs ne la conservent pas indéfiniment : ils sont tenus de la reverser dans les 8 ans à leurs clients, en l’intégrant dans le taux de rémunération du fonds euros. En théorie, cette provision doit permettre de lisser les rendements dans le temps.

La PPB n’a rien d’une nouveauté mais, depuis 2 ans, de nombreux assureurs l’utilisent comme élément de communication pour rassurer leurs clients sur les rémunérations futures. En effet, en novembre 2014, le régulateur du secteur, l’ACPR, a appelé les sociétés d’assurance à doter cette provision « à un niveau suffisamment élevé » dans le cadre d’un appel à la modération des rendements de l’assurance-vie en euros. Mais dotent-ils cette réserve aussi significativement qu’ils l’affirment ? Certaines étayent leur déclaration de données chiffrées, d’autres non.

Continuer la lecture de « Le fonds en euros de votre assurance-vie est-il en bonne santé? »

Les taux des emprunts immobiliers reviennent au plus bas!

Les premiers barèmes des courtiers en prêts immobiliers pour le mois de février confirment de nouvelles baisses de taux, parfois très significatives jusqu’à -0,3%. A la lecture de ces nouvelles grilles, on aperçoit des taux qui reviennent à leur plus bas du printemps 2015. Dans certains cas, on peut même parler de nouveaux records !

Tous les profils concernés

Le courtier Emprunt Direct note que certaines banques ont choisi de passer à l’offensive avec des baisses de taux qui peuvent atteindre 0,2 point sur certaines durées et qualités de dossier. Contrairement à certains mois où la sélectivité était de mise dans l’application des baisses, Emprunt Direct observe d’ailleurs que tous les profils bénéficient ce mois-ci du mouvement de repli des taux.

Meilleurtaux.com parle d’un «mouvement de baisse généralisée». A quelques très rares exceptions, tous les établissements bancaires partenaires de Meilleurtaux affichent en effet en février des barèmes baissiers compris entre 0,05% et 0,30% selon les durées et les profils.

Retour à 2,3% sur 20 ans

Les taux moyens se situent aujourd’hui autour de 1,9% sur 10 ans, 2,1% sur 15 ans, 2,3% sur 20 ans et 2,65% sur 25 ans, ce qui correspond globalement aux plus bas observés au printemps 2015. Pour les meilleurs profils, des taux record peuvent même être négociés jusqu’à 1,2% sur 10 ans ou 1,8% sur 20 ans.

Nouveaux records en vue

«Les OAT ont très fortement chuté, autour de 0,65% début février pour l’OAT 10 ans, et l’inflation ne redémarre pas, les taux vont donc rester bas et certainement continuer à baisser», pronostique même Maël Bernier, Directrice de la communication de Meilleurtaux.com. Le printemps 2016 sera donc peut-être la période de tous les records pour les emprunteurs.

(Source: Boursier.com)

The Eight Money Archetypes

Money Types Defined

The Innocent
The Innocent takes the ostrich approach to money matters. Innocents often live in denial, burying their heads in the sand so they won’t have to see what is going on around them. The Innocent is easily overwhelmed by financial information and relies heavily on the advice and opinions of others. Innocents are perhaps the most trusting of all the money archetypes because they do not see people or situations for what they are.

They are not unlike small children in the sense that they have not yet learned to judge or discern other’s motives or behavior. While this trait can be very endearing, it is also precarious for an adult trying to cope in the real world.

We all start out our journey in life as innocents. However, as we grow and develop, the veil of innocence is lifted and replaced by our experience with the outer world.

Victim Money Archetype

The Victim

Victims are prone to living in the past and blaming their financial woes on external factors. Passive-aggressive (prone to acting out their feelings in passive ways rather than through direct action) in nature, Victims often appear disguised as Innocents, because they seem so powerless and appear to want others to take care of them. However, this appearance is often either a conscious or subconscious ploy to get others to do for them what they refuse to do for themselves. Victims generally have a litany of excuses for why they are not more successful, and they are all based on their historical mythology. That is not to say that bad things haven’t actually happened to the Victim.

More often than not, Victims have been abused, betrayed, or have suffered some great loss. The problem is that they have never processed faced their pain, and so it has turned on them. Victims are always looking for someone to rescue them, because they believe they have suffered enough. They carry a sense of entitlement: “I paid my dues, look at my battle scars, where’s my due”?

Continuer la lecture de « The Eight Money Archetypes »

Crowdfunding immobilier : comment éviter les mauvais projets

Investir dans la promotion immobilière peut rapporter jusqu’à 12% par an. Mais le risque de tout perdre existe. Voilà ce qu’il faut savoir pour ne pas se tromper.

L’engouement pour le crowdfunding immoblier est palpable. Sur les 9 premiers mois de l’année 2015, les fonds réunis via ce mode de financement atteignent 38,2 millions d’euros. « Soit une multiplication par plus de 10 par rapport à l’ensemble des montants collectés en 2014 », analysent le cabinet de conseil en financement des PME CM Economics et le spécialiste de la gestion de patrimoine Eden Finances, à l’origine de ces chiffres.

Il faut dire que le crowfunding immobilier, qui consiste, par l’intermédiaire d’une plateforme en ligne, à lever des fonds auprès d’investisseurs particuliers pour permettre aux promoteurs de boucler le financement de leurs programmes, a de quoi séduire. Pour un ticket d’entrée de 1 000 euros minimum, voire 500 seulement sur certains sites, l’épargnant peut espérer jusqu’à 12% de rendement annuel, net de frais de gestion mais brut d’impôts.

Simple à accomplir – il suffit de s’inscrire sur la plateforme de crowdfunding de son choix, de consulter les offres d’investissement, de souscrire en ligne et de signer électroniquement son bulletin de participation – la démarche n’en est pas pour autant exempte de tout risque : celui de perte de l’investissement, partielle ou totale, existe. Alors comment le minimiser ? Comment sécuriser son investissement ?

Continuer la lecture de « Crowdfunding immobilier : comment éviter les mauvais projets »